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Famille au jardin, France.
© Fédération Nationale des Jardins Familiaux
Ligue Française du Coin de Terre et du Foyer
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" Jardin ouvrier ". " Jardin familial "
Le terme "
jardin ouvrier " fut inventé par l'abbé Lemire.
Au début, les jardins étaient en effet destinés à la population
ouvrière. Au fil des ans, la nouvelle composition sociale des
locataires (les ouvriers étaient encore présents certes, mais
d'autres catégories socio-professionnelles étaient également
représentées) fut à l'origine d'une nouvelle appellation : les
"Jardins familiaux ".
Cette appellation est celle qui fut officiellement adoptée le
26.07.1952 dans la loi destinée à codifier les normes relatives
aux jardin familiaux. Cette même loi prévoyait également l'exonération
de l'impôt foncier.
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Les vertus du jardin ouvrier.
© Fédération Nationale des Jardins Familiaux
Ligue Française du Coin de Terre et du Foyer
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| Quelques dates |
| 1896 |
Création par l'abbé Lemire de la Ligue du Coin de Terre et
du Foyer. |
| 1904-1907 |
Création
de la Société des Jardins Ouvriers de Paris Banlieue et
du Bien de la Famille (ces organisations seront rattachées
à la Ligue en 1910). |
| 1921 |
La
Ligue Française devient également " Fédération des Jardins
Familiaux ". |
| 1926 |
Création
de l'Office International des fédérations des jardins ouvriers
(Angleterre, Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse, Hollande,
puis Danemark, Finlande, Norvège et Suède). |
| 1933 |
Parution du Journal " Le Jardin Ouvrier de France ", successeur
du 1er bulletin " Le Coin de Terre et du Foyer ", publié
dès novembre 1897. |
| 1952 |
Loi
relative aux jardins familiaux (cette appellation est officiellement
adoptée), prévoyant notamment l'exonération de l'impôt foncier. |
| 1976 |
Loi
prévoyant la création et la protection des jardins familiaux,
grâce notamment au droit de préemption des SAFER (Société
d'Aménagement Foncier et d'Etablissement Rural ) et des
communes. |
| 1993 |
Charte nationale des Jardins Ouvriers Familiaux et Sociaux
avec le Ministère de l'Environnement. |
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Avec la création en 1896 de la Ligue du Coin de Terre
et du Foyer, les jardins ouvriers connaissent un véritable essor.
La popularité de la Ligue atteindra son apogée lors de la Première
Guerre mondiale (1914-1918). Les jardins seront un remède efficace
à la pénurie alimentaire.
Mais d'autres types de jardins verront également le jour : jardins
militaires, jardins d'hôpitaux, jardins pour réfugiés, jardins
scolaires, jardins de patronage, jardins pour anciens combattants.
La crise économique
des années 30 favorise la création de nouveaux jardins.
Au cours de
la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), les jardins ouvriers connaissent
un nouveau bond en avant. A noter qu'ils serviront également à
étayer l'idéologie pétainiste, comme en témoignent les actualités
cinématographiques de l'époque, qui vantent les mérites des jardins
du Maréchal, travail, famille, mérite.
Après-guerre, le retour à la
vie normale et les besoins alimentaires étant comblés, les jardins
connaissent une certaine désaffection.
L'urbanisation galopante des années 60 marquera leur déclin.
Le regain d'intérêt
ne reviendra que dans les années 80.
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Abbé Lemire.
© Fédération Nationale des Jardins Familiaux
Ligue Française du Coin de Terre et du Foyer |
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L'abbé
Lemire, le créateur des jardins ouvriers
Né le 23 avril 1853 à Vieux-Berquin,
Jules Auguste LEMIRE, ordonné prêtre en 1872, est élu député de
Hazebrouck en 1893 et sera réélu jusqu'en 1928 (année de sa mort
à Hazebrouck).
Il fut décoré de la Légion d'honneur.
Son ouvre est essentiellement sociale et familiale. Parmi les
grandes réformes dont il est l'instigateur, on peut citer, notamment
:
- le repos hebdomadaire du dimanche,
- la réglementation du travail (semaine de 60 heures),
- la journée de 11 heures,
- la réglementation du travail de nuit et du travail des femmes
et des enfants,
- les allocations pour les familles d'au moins trois enfants.
Fondateur en
1896 de la Ligue du Coin de Terre et du Foyer, il invente le terme
Jardin ouvrier et crée le système des jardins que nous connaissons
aujourd'hui. Fervent défenseur de la famille, il milite pour l'épanouissement
de la classe ouvrière : " La terre est le moyen, la famille est
le but ".
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Ouvriers au jardin, France.
© Fédération Nationale des Jardins Familiaux
Ligue Française du Coin de Terre et du Foyer
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Paris et sa banlieue
Les jardins ouvriers s'inscrivent
dans la banlieue " verte ", celle des maraîchers installés à la
périphérie de la capitale (Maisons-Alfort, Asnières, Ivry, Vitry,
Arcueil, Suresnes). Ils constituent un lien de sociabilité, symbolisent
le retour à la terre et constituent un moyen d'adaptation à un
nouvel espace.
En 1904, Paris et sa banlieue comprennent seulement 48 jardins
ouvriers pour 3,5 millions d'habitants. La Ligue décide donc de
développer les jardins dans la capitale ; c'est la création de
la Société des jardins ouvriers de Paris et Banlieue. Cette action
porte ses fruits, puisqu'en 1913, on recense 1515 jardins répartis
sur 23 hectares, dont 985 en banlieue.
Les jardins
sont détenus par des particuliers, des administrations, des collectivités
locales. Les terrains sont donnés en location à la Ligue. Certaines
municipalités financent également des groupes de jardins (par
exemple, Montrouge) mais les maires socialistes et communistes
rechignent à s'engager dans une opération liée aux milieux de
droite.
L'implantation
des jardins s'effectue dans les communes les plus ouvrières et
les plus pauvres, surtout au Nord de Paris : Saint-Denis, Saint-Ouen,
Aubervilliers, Pantin et Ivry, au Sud. Ivry demeure un groupe
modèle pour la Ligue : fort investissement des délégués, fête,
enthousiasme et solidarité.
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